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Bruce Katz, co-author of The New Localism: How Cities Can Thrive in the Age of Populism was joined by Toronto Councillor Kristyn Wong-Tam to explore the idea of a new localism and discuss the ways in which Canadian cities could collaboratively build new sets of norms and tools.

November 18, 2019

How can Canadian cities migrate to a “new localism”

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We are living in an era of constant change. The world is just as vast as ever, yet we have made it feel smaller and more connected through technology. We are sitting at the convergence of global and local.

According to Bruce Katz, co-author of The New Localism: How Cities Can Thrive in the Age of Populism, the roles of cities and metropolitan areas have changed. Cities have transformed into hubs of innovation and productivity. They are pragmatic, practical and have the malleability to adapt to an ever-changing political climate. Cities are at the centre of culture, politics, business and trade. But the question is: Who has the power?

At the recent Future Cities Canada Summit, Katz shared how communities can build wealth by embracing new partnership models and how unlikely alliances can lead to unexpected community solutions. After his keynote Who Owns the City? From Sidewalk to Skyline, part of Evergreen’s TD Future Cities Speakers Series, Katz was joined by Toronto Councillor Kristyn Wong-Tam to further explore the idea of a new localism and discuss the ways in which Canadian cities could collaboratively build new sets of norms and tools.

The conversation revealed five ideas to help cities adjust to our new urban reality:

 

Redefine your understanding of “cities”

Cities are nimble networks with ample civic and market power. As we move away from top-down governance structures towards more multisectoral, collaborative models, cities will be key players in driving change. Solving hard problems means working in cities and collaboration is key.

 

Think like a system, act like an entrepreneur

Take Pittsburgh for example. Katz highlighted the city’s success in redefining economic growth after the collapse of the steel industry. By investing in next-generation technologies and various research and development facilities, they city was able to create a new growth model centred around innovation.

The key lesson — avoid looking for a quick fix. The City of Pittsburgh chose to focus on long-term growth and innovation, knew their assets, what they had to offer, and invested accordingly.

 

Create a nation of problem solvers

Cities are networks that think horizontally and take risks. To embrace a new localism, we need to create a new class of city and equip metropolitan leaders to solve problems from the bottom up. Their decisions will be informed by local expertise. Crowdsourced solutions — by and for the people in that community.

 

Invest in local anchors

Where are you investing your money? In the network cities described by Katz, there needs to be more thought given to local institutions and more specifically, how the public can access the wealth generated from these institutions. These “local anchors” — universities, pensions, businesses, and startups, and others — can help reclaim public wealth.

 

Make governing a collaborative act

A new reality requires a new form of governance. Power can no longer be just governmental. Cities need to establish a council of different stakeholders that have the power to push the provincial and federal government for what they need, with less interference. There needs to be participatory democracy at multiple levels.

The real work begins in asking a few key questions about our cities: What’s our edge? Who’s in charge? Where is our power? When we start to find answers to these questions we will be well on our way to embracing new localism and a more innovative, collaborative city.

Comment les villes canadiennes peuvent‑elles adopter le néolocalisme?

Nous vivons à une époque de changement constant. Dans un monde si vaste, nous resserrons nos liens grâce à la technologie, à la croisée des chemins entre une vision mondiale et une vision locale des choses.

Selon Bruce Katz, coauteur du livre The New Localism: How Cities Can Thrive in the Age of Populism, les rôles des villes et des régions métropolitaines ont changé. Les villes se sont transformées en pôles d’innovation et de productivité. Elles sont pragmatiques, pratiques et assez flexibles pour s’adapter à un climat politique en constante évolution. Elles constituent une plaque tournante de la culture, de la politique, des affaires et du commerce, mais qui détient le pouvoir?

Au récent Sommet de Villes d’avenir Canada, M. Katz a expliqué comment les communautés peuvent s’enrichir en adoptant de nouveaux modèles de partenariat et comment des alliances improbables peuvent mener à des solutions inattendues. Après sa conférence À qui la ville? Aux gens de la rue ou aux gens d’affaires?, qui faisait partie de la série de conférences de Villes d’avenir TD présentée par Evergreen, il s’est joint à Kristyn Wong‑Tam, conseillère municipale de Toronto, pour approfondir le concept de néolocalisme et parler des façons dont les villes canadiennes peuvent s’associer pour élaborer de nouveaux ensembles de normes et d’outils.

En discutant, ils ont avancé cinq idées pour aider les villes à s’adapter à leur nouvelle réalité :

 

Revoir l’interprétation du mot « ville »

Les villes sont des réseaux souples aux pouvoirs civiques et commerciaux étendus. La transition des structures de gouvernance descendante vers des modèles de collaboration multisectorielle en fera de véritables moteurs du changement. Dans les villes, la résolution des problèmes complexes passe par l’unité des forces.

 

Penser comme un système, agir comme un entrepreneur

Prenons l’exemple de Pittsburgh, qui a réussi à redéfinir sa stratégie de croissance économique après l’effondrement de l’industrie de l’acier, comme l’a souligné M. Katz. En investissant dans les technologies de prochaine génération et diverses installations de recherche et de développement, la Ville a pu créer un modèle de croissance axé sur l’innovation.

La leçon à retenir? Ne pas chercher de solution rapide. La Ville de Pittsburgh a choisi de mettre l’accent sur l’innovation et la croissance à long terme. Elle connaissait ses atouts, savait ce qu’elle avait à offrir et a fait des investissements conséquents.

 

Donner à la population le pouvoir de résoudre les problèmes

Les villes sont des réseaux qui pensent horizontalement et prennent des risques. Pour adopter le néolocalisme, il nous faut un nouveau type de ville ainsi que des dirigeants capables de résoudre les problèmes en partant de la base et de faire appel à l’expertise locale pour prendre leurs décisions. Les membres de la communauté trouveront leurs propres solutions dans l’intérêt collectif.

 

Investir dans des institutions phares locales

Dans quoi investissez-vous votre argent? Dans les villes-réseaux décrites par M. Katz, il faut réfléchir davantage aux institutions locales, et plus précisément à la façon dont le public peut accéder à la richesse créée par ces institutions. Ces institutions phares locales, comme les universités, les pensions et les entreprises, notamment les entreprises en démarrage, peuvent contribuer à la restitution du bien commun.

 

Axer la gouvernance sur la collaboration

Qui dit nouvelle réalité dit nouveau type de gouvernance. Le pouvoir ne peut plus appartenir exclusivement au gouvernement. Chaque ville doit mettre en place un conseil qui regroupera divers intervenants et pourra faire pression plus directement sur les gouvernements provincial et fédéral afin d’obtenir ce dont la ville a besoin. Il faut une démocratie participative à tous les paliers.

Pour passer aux choses sérieuses, il faut se poser quelques questions sur nos villes : quel est notre avantage? Qui est responsable? Quels sont nos pouvoirs? Quand nous commencerons à trouver réponse à ces questions, nous serons en bonne voie d’adopter le néolocalisme et de rendre nos villes plus innovantes et collaboratives.